Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement L'époque L'époque L'époque La France buissonnière La France buissonnière La France buissonnière Chronique Frédéric Potet « La France buissonnière ». Le Niortais de 39 ans va tenter de reprendre sa courbe de poids et, surtout, sa vie en main en sillonnant 32 pays du Vieux Continent. Départ début juin pour cette aventure en triporteur électrique aussi sportive qu’introspective, qui devrait durer dix-huit mois. Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 07h42 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés De quoi peut-on faire le tour à vélo ? De la France, du monde, de son pâté de maisons… De soi, aussi. Mickaël Hardouin Duparc pèse 182 kilos, et il s’apprête à partir vadrouiller en Europe au guidon d’un triporteur à assistance électrique. Soit 32 pays visités, de la Finlande à la Macédoine du Nord. Départ de Niort début juin, retour à Niort dix-huit mois plus tard. Soit, aussi, 10 000 kilomètres à la force presque exclusive des cuisses, en dormant le soir dans l’habitacle de 1,90 mètre de long aménagé à l’arrière de sa bécane. Avec une pointe d’autodérision, cet informaticien de 39 ans a baptisé son périple « Le Tour de moi ! », en référence à son obésité et à sa quête d’introspection. « C’est peut-être enfantin de penser comme cela, mais ce que je voulais, c’était vivre une aventure », confie celui qui, il y a trois ans, accusait 252 kilos sur la balance. Le point de départ de son défi est une rupture amoureuse, il y a une quinzaine d’années. Sa petite amie – « la femme de ma vie » – décide de le quitter. Un fort impact émotionnel va alors provoquer chez lui un phénomène de transfert, « de la tête vers l’estomac », dit-il, avec une obsession irrépressible pour les fast-foods. « J’ai grandement participé au chiffre d’affaires d’Uber Eats et de McDo localement, en commandant quatre portions au lieu d’une à chaque repas, pendant des années, raconte-t-il. La nourriture grasse et saturée a été un refuge. Je suis passé en quelques mois de 70 à 110 kilos. Comme je n’accorde pas d’importance à l’apparence physique, je ne me suis pas inquiété. J’aurais dû. » Il vous reste 64.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.