Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Médecine Médecine Médecine En retraçant les histoires de patients détruits par la consommation de substances psychoactives dans le cadre de rapports sexuels, le psychiatre Jean-Victor Blanc montre également la force des soins appuyés par la recherche scientifique. Article réservé aux abonnés Fléau, épidémie… Les mots sont forts mais étayés, par sa propre expérience de soignant, des enquêtes, des études scientifiques… Dans son nouvel ouvrage, Des amours chimiques, le psychiatre Jean-Victor Blanc alerte sur le phénomène du chemsex – contraction de chemical (« chimique ») et de sex. Cette pratique, définie par l’utilisation de certaines drogues (GHB, cathinones de synthèse…) spécifiquement pour le sexe, afin de désinhiber et d’augmenter le plaisir, concernerait plus de 20 % des hommes gays. Dans les médias, elle reste surtout traitée sous l’angle du faits divers, comme lors de l’affaire de l’accident de voiture de l’humoriste Pierre Palmade, en 2023. C’est un tout autre portrait, plus médical et sociétal, que dresse Jean-Victor Blanc, jeune psychiatre spécialisé dans les addictions, et créateur du festival culturel et scientifique Pop & Psy. Dès 2017, diplômé depuis peu, il ouvre une consultation spécialisée pour les usagers du chemsex à l’hôpital parisien Saint-Antoine. Il est convaincu des besoins, face à une hausse du nombre de patients homosexuels admis aux urgences, en réanimation, en maladies infectieuses ou encore en psychiatrie pour des complications liées à cette pratique. Comme au début de l’épidémie de sida, « des hommes homosexuels meurent à nouveau, dans l’indifférence, de maladies considérées comme honteuses et liées à la sexualité », constate Jean-Victor Blanc. Il vous reste 56.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.