Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Addictions Addictions Addictions Les autorités s’alarment de la consommation croissante de cette cathinone de synthèse, qui provoque une forte accoutumance et de graves risques pour la santé. La préfecture lance un plan de 60 actions, dévoilé vendredi, intitulé « Zéro drogue. La Réunion dit non ». Article réservé aux abonnés « Les familles sont démunies. Elles ne reconnaissent plus leurs proches. Ils deviennent menteurs, manipulateurs, voleurs. Ils peuvent menacer, racketter, frapper. Ils sont obsédés par une seule chose : trouver de l’argent pour acheter une dose. » Assise sur un banc en béton du parc de Bois-d’Olives, à Saint-Pierre, dans le sud de La Réunion, Fatima Lauret dénonce, avec ses convictions de « citoyenne » et de mère de sept enfants, les ravages du « dou », visibles dans ce quartier familial et populaire. Rebaptisée localement, cette drogue, classée dans les cathinones de synthèse, est connue dans l’Hexagone sous l’appellation de NEP, le N-éthylpentédrone. Aux yeux des autorités locales, elle est apparue sur l’île en 2023. Sa consommation est d’abord restée cantonnée au sud de l’île, avant de s’étendre dans le reste du territoire. « Je suis surpris par la violence avec laquelle ce produit s’est répandu. Nous rencontrons des consommateurs qui, parfois, n’avaient aucun parcours d’addiction avant d’en prendre. Il y a aussi cette facilité à s’en procurer grâce aux réseaux sociaux », observe Erick Jean-Daniel Singaïny, psychologue clinicien au CHU de La Réunion. Il vous reste 80.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La Réunion s’alarme des ravages du « dou », une nouvelle drogue de synthèse, dans l’île : « Nous sommes submergés par ce phénomène »
Les autorités s’alarment de la consommation croissante de cette cathinone de synthèse, qui provoque une forte accoutumance et de graves risques pour la santé. La préfecture lance un plan de 60 actions, dévoilé vendredi, intitulé « Zéro drogue. La Réunion dit non ».











