Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Turquie Turquie Turquie Alors que de nombreux élus du Parti républicain du peuple ont été placés en détention après le succès électoral des municipales de 2024, le dirigeant de la formation a été évincé de ses fonctions après une élection jugée irrégulière. Article réservé aux abonnés Le contraste est saisissant, et l’imbroglio dans lequel est plongée la principale formation d’opposition turque total. Devant une foule immense rassemblée au centre de la capitale, Ankara, samedi 30 mai, Özgür Özel, 54 ans, le dirigeant du Parti républicain du peuple (CHP), évincé de sa fonction par une décision de justice il y a quelques jours, hurle les slogans les plus politiques. Sous le soleil et les applaudissements, mouillant littéralement la chemise, il crie au « coup d’Etat » et fustige « les autocrates » au pouvoir qui ont attaqué son parti et le système démocratique « tout entier ». Au même moment, à dix minutes de là, devant le siège de la formation, accompagné d’une poignée de collaborateurs et d’à peine quelques centaines de fidèles, Kemal Kiliçdaroglu, 78 ans, prédécesseur d’Özgür Özel, remis en selle à la tête du CHP par les juges, lit ses notes sans se départir d’un sourire crispé. Nommé à titre provisoire président du parti, l’ancien dirigeant condamne la direction qui lui a succédé pour avoir laissé, dit-il, la corruption se généraliser. Il promet un congrès pour élire une nouvelle équipe, sans donner de date précise, salue et tourne les talons. Il vous reste 84.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Turquie, le principal parti d’opposition au bord de la rupture après des décisions de justice
Alors que de nombreux élus du Parti républicain du peuple ont été placés en détention après le succès électoral des municipales de 2024, le dirigeant de la formation a été évincé de ses fonctions après une élection jugée irrégulière.










