Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Juan David Duque/REUTERS Planète Planète Planète Colombie Colombie Colombie Le Monde avec Reuters Publié aujourd’hui à 16h00, modifié à 16h09 Article réservé aux abonnés Les faitsAchetés dans les années 1980 par le célèbre narcotrafiquant, ces animaux ont proliféré. On compte désormais plus de 200 hippopotames en Colombie. Malgré les difficultés de cohabitation, ces pachydermes sont devenus une manne financière pour le tourisme. L’histoire des hippopotames de Colombie remonte aux années 1980. A l’époque, le narcotrafiquant Pablo Escobar dominait le trafic mondial de cocaïne. Dans son immense domaine de la Hacienda Napoles, le baron de la drogue avait importé des centaines d’espèces exotiques, dont plusieurs hippopotames. Après la mort de Pablo Escobar, tué dans sa ville de Medellin par un groupe spécial de l’armée en 1993, les autorités colombiennes ont décidé qu’il serait trop coûteux de prendre les pachydermes en charge. Elles les ont donc abandonnés à leur sort. Aujourd’hui, plus de 200 individus vivent autour du rio Magdalena, l’un des principaux fleuves du pays. Dès 2020, une étude scientifique alertait sur les effets de leur présence sur l’écosystème, notamment sur la qualité de l’eau des endroits où ils vivent. Les autorités avaient alors proposé de stériliser une partie des animaux, suscitant l’indignation de plusieurs ONG. Les habitants, eux, sont divisés. Certains déplorent l’influence des hippopotames sur la qualité de l’eau et les poissons, ou pointent leur dangerosité – ce géant herbivore, pouvant peser jusqu’à 3 tonnes, est un animal très agressif et territorial, qui charge en cas d’intrusion. Dans le même temps, leur présence entraîne désormais des retombées touristiques. Juan David Duque, photojournaliste chez Reuters, s’est rendu à l’est de Medellin, où vivent ces hippopotames, alors qu’un projet des autorités prévoit l’euthanasie de 80 individus. Il vous reste 0% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.