Publié le 30/05/2026 14:41
Temps de lecture : 2min - vidéo : 3min
Pour garder la fraîcheur tout en évitant la foule, certains choisissent les croisières fluviales, un éloge de la lenteur très séduisant. Les touristes sont chaque année de plus en plus nombreux à y succomber.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Ils ont décidé de s'offrir une parenthèse de douceur, quelques jours de calme absolu sur le Rhin. À bord, se trouvent 160 passagers. Le bateau affiche complet et tous n'aspirent qu'à une chose : ralentir le rythme. "Je me laisse porter sur l'eau, la sérénité, le calme, le beau temps. C'est apaisant, je trouve", partage un touriste. Un voyage jusqu'à Coblence, en Allemagne, débuté quelques heures plus tôt à Strasbourg (Bas-Rhin).Au moment de lever l'ancre, parmi les passagers, se trouve un couple de retraités venus de Lozère. Ils ont payé environ 900 euros par personne pour cinq jours, et une cabine de deux lits simples avec vue sur le fleuve. "Elle est parfaite, pas trop grande, pas trop petite", lance Yvette Richard, retraitée.Pour le couple, il s’agit de la toute première croisière fluviale. Ils ont souvent navigué sur des paquebots en mer, mais ont voulu s'essayer, cette fois, au rythme d'un fleuve sur un bateau plus modeste. "C'est beaucoup moins important, c'est beaucoup plus familial que les autres croisières. On aime bien notre tranquillité et je pense que le fluvial est plus adapté à notre âge", estime Gérard Richard, retraité.Des arguments qui poussent de plus en plus de touristes à opter pour des croisières fluviales sur le Rhin, le Rhône ou la Seine. Une compagnie leader du secteur a embarqué 205 000 passagers l'an dernier, une augmentation de 8 % en un an, poussée notamment par la demande des visiteurs allemands et américains.Pour un groupe venu d'Hawaï pour visiter l'Europe, la croisière était un incontournable. "C'est sans doute plus économique de voyager comme ça. On n'a pas besoin de réserver d'hôtels. Quand on ne connaît pas l'Europe, c'est dur de savoir où dormir et quelles étapes il faut faire", estime une femme.Pour attirer toujours plus de passagers, la compagnie mise tout sur l'ambiance particulièrement conviviale : un verre de bienvenue avec tout l'équipage et, à l'heure du repas, de grandes tablées qui privilégient les rencontres entre voisins.Mais l'argument choc de la compagnie, c'est la formule tout inclus. Repas, boissons, aucun surcoût n'est à prévoir en dehors de certaines excursions. "Ça fait la différence de ne pas avoir besoin de sortir d'argent. C'est important", indique Alexandra Mourot, commissaire de bord Monet – CroisiEurope.Après plusieurs années records, le tourisme fluvial ambitionne désormais de séduire de nouveaux publics avec des croisières à thème ou de nouveaux itinéraires sur les fleuves d'Europe.









