Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Corps et âme Corps et âme Corps et âme Par contrainte ou par choix, quatre Français sur dix ne partent pas en vacances chaque année. Quand ce sédentarisme est voulu, il est l’occasion d’enfin ralentir le rythme. Sans la pression des préparatifs ou du séjour réussi, les vacanciers à domicile peuvent tout simplement se laisser vivre. Article réservé aux abonnés Jusqu’à récemment, Sylvie (qui, comme d’autres témoins, n’a pas souhaité donner son nom), 36 ans, avait pris l’habitude de partir en vacances à chacun de ses congés. Puis vint le déclic, un soir, devant son ordinateur, alors qu’elle s’apprêtait à réserver ses billets de train et ses hébergements pour un séjour en Espagne : « Je me suis demandé pourquoi j’étais en train de planifier des vacances alors que, sur le moment, je n’avais pas forcément envie de partir », détaille cette chargée de communication pour le compte d’une grande entreprise parisienne, confessant d’emblée connaître la réponse à sa question. « Dans mon milieu social plutôt privilégié, c’est quasiment une injonction : prendre des congés est associé au fait de voyager loin de chez soi. Comme s’il était indispensable de s’évader et de fuir son quotidien dès que l’on a un peu de temps libre. » Pourtant, en France, seuls 60 % des Français partent au moins une fois par an, selon une étude de l’Observatoire des inégalités parue en juin 2025. Si le départ en vacances est en réalité loin d’être la norme, il reste pourtant puissamment ancré dans l’imaginaire collectif – imaginaire lui-même amplifié par les forces conjointes de l’industrie du tourisme et des réseaux sociaux, sur lesquels les photos de paysages idylliques circulent chaque jour par millions. C’est précisément cet imaginaire que s’attachent à déconstruire ceux qui ne partent pas, par contrainte financière, par considérations écologiques ou par déception liée au tourisme de masse (et parfois tout cela à la fois). Il vous reste 75.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Le départ en vacances est un réflexe conditionné. Moi, je préfère ne pas partir et me consacrer à ce qui me fait vibrer » : pour leurs congés, ils restent à la maison
Par contrainte ou par choix, quatre Français sur dix ne partent pas en vacances chaque année. Quand ce sédentarisme est voulu, il est l’occasion d’enfin ralentir le rythme. Sans la pression des préparatifs ou du séjour réussi, les vacanciers à domicile peuvent tout simplement se laisser vivre.








