Le ministre canadien de la sécurité publique s’est engagé à « examiner la situation » de l’usage défaillant du français au sein de l’organisme en charge de la Ligne canadienne d’urgence contre la traite des personnes financée par le gouvernement du Canada.Lors d’une séance du Comité permanent de la sécurité publique et nationale jeudi soir, le ministre Gary Anandasangaree a affirmé qu’il allait « faire en sorte qu’il y ait une certaine équité » entre les victimes et familles francophones et celles anglophones qui téléphonent à la Ligne d’urgence contre la traite des personnes à la recherche de ressources.Le porte-parole du ministre, Simon Lafortune, a réitéré dans une déclaration écrite envoyée au Devoir que le ministre « reconnaît les lacunes soulevées concernant l’accès aux services en français au sein de la ligne d’urgence contre la traite des personnes ». Il s’engage « à travailler avec les partenaires concernés afin d’assurer une offre de services pleinement bilingue, notamment en renforçant la capacité de réponse en français », a-t-il détaillé.Ces lacunes ont été soulevées dans un rapport élaboré par la Coalition québécoise contre la traite des personnes, qui fait état d’une importante disparité entre l’offre de service disponible en français et en anglais au sein de cette ligne, censé être un guichet unique pour les victimes de ce type de crime au Canada. Pour élaborer son rapport, la Coalition a tenté à de nombreuses reprises de contacter la ligne d’urgence et de parler avec un intervenant francophone, sans succès. Les intervenants leur proposaient presque systématiquement de faire appel à un service externe de traducteurs.