Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement L'époque L'époque L'époque Figure(s) Figure(s) Figure(s) « Figure(s) ». Après des études d’ingénieure en sciences halieutiques et aquacoles, l’écologiste de 29 ans a décidé de changer de voie en 2022 pour devenir poissonnière sur les marchés. Sur son étal, elle privilégie des espèces pêchées à la ligne, refusant les importations. Une affaire qui s’est révélée rentable. Article réservé aux abonnés L’air de rien, Alexane Goullet de Rugy sait passer le message en tranchant des têtes de poisson. Sous l’auvent de sa remorque, en ce matin de marché pluvieux, place des Lices, à Rennes, les clients qui patientent, tandis qu’elle gratte, vide, découpe le bar, le chinchard ou la plie, l’entendent aussi glisser sur un ton jovial : « La plie, l’avantage, c’est qu’elle n’a pas d’œufs en ce moment, ça évite de consommer un poisson en train de se reproduire. Celle-là, elle a été pêchée au filet maillant. Elle vient de la criée d’Audierne [Finistère]. Il n’y a pas de chalutiers, là-bas, le port n’a pas assez de fond, alors on est tranquilles… » Une fois le chaland édifié, vient la rituelle question finale : « Vous avez un petit sac pour mettre le poisson ? » La distribution de pochons en plastique n’a rien d’un geste réflexe, dans cette poissonnerie ambulante Sea Rennes. Et, contrairement à ceux des commerces voisins, l’étal n’expose ni ces amoncellements de langoustines ni ces gros pavés de saumon orangés qui ouvrent l’appétit des passants. Sur la glace reposent des poissons moins rutilants (raie, chinchard, lieu jaune, saint-pierre…), mais pêchés à la ligne, des coquilles Saint-Jacques cueillies en plongée, le tout surmonté d’un grand tableau pédagogique « Zones de pêche ». Il y a quatre ans, en se lançant, la poissonnière s’est fixé pour objectif de préserver les ressources marines. Elle les connaît bien. Alexane Goullet de Rugy est ingénieure en sciences halieutiques et aquacoles. Il vous reste 84.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Alexane Goullet de Rugy, la poissonnière pédagogue qui milite, depuis l’étal, pour une pêche durable
« Figure(s) ». Après des études d’ingénieure en sciences halieutiques et aquacoles, l’écologiste de 29 ans a décidé de changer de voie en 2022 pour devenir poissonnière sur les marchés. Sur son étal, elle privilégie des espèces pêchées à la ligne, refusant les importations. Une affaire qui s’est révélée rentable.







