Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Chronique Isabelle Chaperon Journaliste au service Economie Avec le lancement de son véhicule 100 % électrique, Ferrari prend le risque de cabrer ses fans, mais peut attirer une nouvelle clientèle, alors que les constructeurs de luxe ont plutôt tendance à revoir à la baisse leurs projets d’électrification, observe, dans sa chronique, Isabelle Chaperon, journaliste au « Monde ». Publié aujourd’hui à 11h03, modifié à 11h25 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Pape au volant, ventes au tournant ? Léon XIV a eu l’air ravi d’essayer la Luce (« lumière », en italien), le tout nouveau modèle de Ferrari, le premier tout-électrique, qu’une délégation du constructeur emmenée par son président, John Elkann, est venue lui présenter, mardi 26 mai, dans sa résidence de Castel Gandolfo, près de Rome. Un grand moment de communication pour faire oublier, un instant, un lancement placé sous le feu des critiques tant la Luce a dérouté les aficionados de Ferrari. En cause, sa silhouette trapue, loin des formes élancées du cheval cabré. Et un prix, à partir de 550 000 euros, perçu comme bien trop élevé par rapport à la valeur de l’offre. Même la couleur bleue de la berline à cinq places mise en avant – sauf pour celle du pape, blanche comme il se doit – a été vue comme une offense. Mais cela n’a pas empêché les premières commandes d’arriver, a affirmé Benedetto Vigna, le directeur général du constructeur. « Il est clair qu’une personne habituée à voir des choses traditionnelles se dit : “Qu’est-ce que c’est que ça ?” Ensuite, tu vois les gens qui t’écrivent, qui achètent, qui passent des commandes : certains sont déjà clients et d’autres non », a-t-il affirmé, jeudi, lors d’un congrès à Modène (Italie). Ce message rassurant a redonné de l’élan au cours de Bourse de Ferrari, qui avait frôlé la sortie de route, avec un plongeon de plus de 8 % mardi 26 mai. Les investisseurs ne voient pas la voiture électrique comme essentielle pour la rentabilité de la marque, mais les attaques véhémentes contre la Luce sur les réseaux sociaux ont fait craindre que ce lancement ne cabosse durablement l’image de Ferrari. Il vous reste 37.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Les constructeurs traditionnels de voitures de luxe tâtonnent sur l’électrification »
CHRONIQUE. Avec le lancement de son véhicule 100 % électrique, Ferrari prend le risque de cabrer ses fans, mais peut attirer une nouvelle clientèle, alors que les constructeurs de luxe ont plutôt tendance à revoir à la baisse leurs projets d’électrification, observe, dans sa chronique, Isabelle Chaperon, journaliste au « Monde ».











