Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Canada Canada Canada L’ancien ministre de l’environnement Steven Guilbeault reproche au chef du gouvernement d’avoir relégué au second plan la lutte contre le changement climatique, au nom de l’impératif économique. Article réservé aux abonnés L’ancien ministre de l’environnement et militant de Greenpeace, Steven Guilbeault, claque la porte du Parti libéral du Canada de Mark Carney, sur fond de désaccords sur la politique climatique du pays, engagé dans une course aux énergies fossiles. La rupture s’est dessinée par étapes, au fil des reculs environnementaux d’Ottawa. Après avoir démissionné du gouvernement en novembre 2025, puis multiplié les critiques envers son propre camp, le député libéral Steven Guilbeault a finalement pris acte, mercredi 27 mai, qu’il mettrait fin à sa carrière politique d’ici le milieu de l’été. Ce départ était attendu, et loin d’être aussi fracassant que celui, en France, de l’ancien ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, qui avait annoncé en 2018 sa démission du gouvernement. Mais, sur le fond, la désillusion est la même : celle d’un militant écologiste devenu ministre, progressivement réduit à l’impuissance dans les arcanes du pouvoir. « L’exercice du pouvoir est difficile, et le Canada est un pays qui dépend encore beaucoup des ressources naturelles », reconnaît Steven Guilbeault, accusant le lobby des combustibles fossiles d’avoir déployé une « énergie du désespoir pour obtenir des gains » auprès du gouvernement fédéral – parmi lesquels l’approbation de grands projets énergétiques. Le député reproche au premier ministre, Mark Carney, d’avoir relégué au second plan la lutte contre le changement climatique, au nom de l’impératif économique. Il vous reste 63.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.