C’est devant des banquettes libérales dégarnies que l’ex-ministre Steven Guilbeault a livré un vibrant discours de départ, mercredi, lors duquel il a versé quelques larmes de gratitude pour ceux qui l’ont aidé lors de son passage de sept ans en politique.« Il est maintenant temps pour moi de trouver de nouvelles tribunes pour poursuivre le travail de ma vie », a-t-il déclaré, après avoir fait un bref retour sur ses années comme militant écologiste devenu politicien fédéral. « Ce fut l’honneur de ma vie que de représenter ma communauté et mon pays », a-t-il aussi dit, émotif.Il a notamment dévoilé la condition qu’il a soumise à l’ex-premier ministre Justin Trudeau pour se présenter en politique : avoir la liberté de prendre ses distances de la décision du gouvernement d’avoir acheté le pipeline Trans Mountain, une décision qu’il désapprouvait.Il n’y avait alors pas grand monde en Chambre, en cette fin de journée de milieu de semaine. Le premier ministre Mark Carney, comme la plupart de ses ministres, comptait parmi la centaine d’élus libéraux absents.Steven Guilbeault a confirmé mercredi qu’il quitterait la vie politique cet été. Il entend conserver entre-temps son siège sur les banquettes du parti au pouvoir, jusqu’à la suspension des travaux parlementaires pour l’été, au plus tard au 19 juin.« Le plus ambitieux » ministre de l’EnvironnementL’ex-ministre a claqué la porte du cabinet de Mark Carney en novembre dernier, choqué par la conclusion d’un protocole d’entente avec la province de l’Alberta permettant la construction d’un nouvel oléoduc vers l’océan Pacifique. Il siégeait, depuis, comme simple député libéral.Le député du Bloc québécois Patrick Bonin, un ancien de Greenpeace Canada qui a côtoyé M. Guilbeault depuis 25 ans, l’a qualifié mercredi de « ministre de l’Environnement le plus ambitieux de l’histoire de ce pays ».
Steven Guilbeault revient en Chambre sur son passage en politique, «l’honneur de sa vie»
Le premier ministre Mark Carney n’a pas assisté à son discours de démission, la plupart des ministres non plus.











