Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Lettres de Lettres de Lettres de Les résultats des élections locales du 7 mai ont douché les députés travaillistes avec une percée historique de l’extrême droite et l’effondrement du Labour. Article réservé aux abonnés LETTRE DE LONDRES Rien de tel qu’une crise politique pour vérifier à quel point l’humour et le football restent des valeurs cardinales au Royaume-Uni. Mercredi 13 mai, à Londres, les environs du palais de Westminster sont bouclés pour le traditionnel discours du roi, l’inauguration d’une nouvelle session parlementaire par Charles III. Les résultats des élections locales britanniques du 7 mai sont encore dans toutes les têtes : elles ont été tellement dévastatrices pour le Labour au pouvoir – le parti antimigrants Reform UK a été le grand gagnant du scrutin en Angleterre et a enregistré des résultats impressionnants au Pays de Galles et en Ecosse – que le mandat du premier ministre, Keir Starmer, ne semble plus tenir qu’à un fil. Près d’une centaine de députés travaillistes réclament le départ de ce dirigeant peu charismatique. Certains rêvent tout haut de le remplacer par son ministre de la santé, le fringant Wes Streeting, d’autres par le très populaire maire de l’agglomération de Manchester, Andy Burnham. Problème : « Andy », comme l’appellent ses partisans, n’est plus député depuis 2017 et il ne peut briguer Downing Street que s’il se fait de nouveau élire à la Chambre des communes. Il vous reste 81.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.