Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag États-Unis États-Unis États-Unis Une loi américaine entrée en vigueur en 2021 impose aux hôpitaux et aux laboratoires de communiquer directement aux patients leurs résultats médicaux. Quitte à ce qu’ils affrontent la maladie sans l’accompagnement d’un médecin. Certains d’entre eux font part de leur désarroi sur les réseaux. Article réservé aux abonnés Calfeutrée dans l’habitacle sécurisant de sa voiture, Ashley Garcia, 37 ans, trois enfants, se confie en larmes sur les mauvais résultats de ses examens sanguins. Sa vidéo, qui a été vue près de 400 000 fois, fait partie de milliers d’autres qui fleurissent sur les réseaux, où des Américains commentent en direct leurs résultats médicaux. Un genre à part entière qui fait penser aux vidéos consacrées aux admissions (ou aux refus) à l’université, aux tests de grossesse ou aux gender reveals (tests de révélation du sexe de l’enfant à naître). Quand, du Nevada, elle raconte son histoire au téléphone, six mois plus tard, Ashley Garcia n’en revient toujours pas de l’effet de cette vidéo sur sa vie. « Je me sentais si seule… mon corps me faisait mal, j’étais en surpoids, mais mon médecin ne me prenait pas au sérieux. Quand j’ai ouvert les résultats de ma prise de sang, j’ai paniqué et lancé une bouteille à la mer. » Dans les commentaires de ceux qu’elle appelle désormais « sa communauté », les internautes l’encouragent à se prendre en main et, surtout, la rassurent. Ashley Garcia décide alors de poster tous les jours des nouvelles sur son compte @gethealthywithashleyg et se promet de prendre soin de sa santé. Il vous reste 78.04% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Aux Etats-Unis, des patients seuls face à leur diagnostic
Une loi américaine entrée en vigueur en 2021 impose aux hôpitaux et aux laboratoires de communiquer directement aux patients leurs résultats médicaux. Quitte à ce qu’ils affrontent la maladie sans l’accompagnement d’un médecin. Certains d’entre eux font part de leur désarroi sur les réseaux.








