Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Coronavirus et pandémie de Covid-19 Coronavirus et pandémie de Covid-19 Coronavirus et pandémie de Covid-19 Ralph Baric, spécialiste des coronavirus, se voit reprocher d’avoir conduit en 2014 des travaux soumis à un moratoire, mais aussi sa collaboration avec un laboratoire chinois de Wuhan. L’administration Trump cible les expériences de « gains de fonction », susceptibles de renforcer la dangerosité de virus, qu’elle affirme être responsables de la fuite du SARS-CoV-2. Article réservé aux abonnés Le départ à la retraite du virologue américain Ralph Baric, 72 ans, a été annoncé le 12 mai par l’université de Caroline du Nord, à Chapel Hill. L’administration américaine a parallèlement entrepris de le priver de tout financement fédéral, une démarche confirmée le même jour par la revue Science, après les révélations à ce sujet du journaliste Paul Thacker fin avril. L’éminent virologue, qui pratiquait des expériences réputées risquées et collaborait avant la pandémie de Covid-19 avec l’Institut de virologie de Wuhan (WIV), s’est retrouvé à l’intersection des obsessions de Donald Trump. Le 18 avril 2025, le site de la Maison Blanche consacré à la maladie a été remanié : il présente désormais la fuite du SARS-CoV-2 d’un laboratoire chinois à Wuhan comme la « vraie » origine de la crise sanitaire, sans apporter d’élément probant. Il écarte l’hypothèse de contaminations humaines survenues dans un marché de la ville lors de contacts avec des animaux… qui n’est pas non plus prouvée. Le 5 mai 2025, Donald Trump a aussi signé un décret ordonnant un meilleur contrôle des expériences de gain de fonction [gain-of-function, ou GoF] visant à rendre certains agents pathogènes plus redoutables : elles « ont le potentiel de mettre significativement en danger la vie des citoyens américains ». Deux jours plus tard, les instituts nationaux de la santé (NIH) annonçaient que ce type de travaux étaient « mis en pause » jusqu’à ce qu’une nouvelle politique soit instaurée. Une quarantaine de projets auraient été concernés. Il vous reste 88.23% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Aux Etats-Unis, les répliques de la pandémie de Covid-19 secouent la recherche en virologie
Ralph Baric, spécialiste des coronavirus, se voit reprocher d’avoir conduit en 2014 des travaux soumis à un moratoire, mais aussi sa collaboration avec un laboratoire chinois de Wuhan. L’administration Trump cible les expériences de « gains de fonction », susceptibles de renforcer la dangerosité de virus, qu’elle affirme être responsables de la fuite du SARS-CoV-2.









