Publié le 28/05/2026 16:28

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Après les États-Unis, un traitement présenté comme révolutionnaire contre l'obésité arrive en France. Deux médicaments seront désormais remboursés par la sécurité sociale, a indiqué la ministre de la Santé. Plus d'un million de personnes devraient être concernées.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Fabienne Ascheri, utilisatrice de Munjaro et adhérente à "La ronde des femmes", pèse 107 kg et mesure 1m68. Depuis le mois de mars, elle suit ce traitement contre l'obésité, qu'elle paye 245 euros par mois. Une dépense coûteuse mais essentielle, dont elle devrait bientôt se décharger. Dès la mi-juin, son médicament sera remboursé à hauteur de 65%. "Actuellement, je suis à 5 mg, ça me coûte 245 euros. Ça me coûtera 85 euros, une économie qui permet de remettre pour le mois prochain. Ce n'est pas négligeable du tout", assure-t-elle. Wegovy et Mounjaro, des médicaments prescrits sur ordonnance pour perdre du poids rapidement, seront remboursés sous conditions. Il faut être atteint d'obésité massive, ou sévère avec comorbidité. Une mesure qu'Anne-Sophie Joly, fondatrice du Collectif national des associations d'obèses, attendait de pied ferme. "C'était une excellente nouvelle, parce que ça fait plus d'un an et demi qu'on se bat sur le sujet pour avoir la possibilité d'avoir un traitement pour les patients. L'obésité, très clairement, ce n'est pas un choix de vie évident. On ne se lève pas un matin en se disant : je vais me prendre 70 kilos sur la carcasse", commente-t-elle. Christophe Le Bihan, pharmacien à Quévert (Côtes-d'Armor), vend une trentaine de boîtes Wegovy et Mounjaro chaque mois. "L'injection se fait avec un stylo, où la dose est préremplie et injectée tous les jours de la semaine", explique-t-il. Avec cette nouvelle prise en charge, il s'attend à avoir plus de demandes, notamment de patients qui ne pouvaient pas se payer le médicament jusqu'à présent. "Le prix était un facteur bloquant parce qu'aujourd'hui, consacrer 200, 300 euros mensuellement à un traitement, ce n'est pas possible pour l'intégralité des personnes", poursuit-il.Près d'un million de personnes seraient concernées par ce type d'obésité selon le ministère de la Santé. Un coût pour l'assurance maladie est estimé à une centaine de millions d'euros par an.