Publié le 28/05/2026 21:51
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Ce sont les traitements les plus populaires du moment: les médicaments anti obésité Wegovy et Mounjaro seront désormais remboursés par l’Assurance-maladie. Seuls les patients souffrant d’obésité sévère sont concernés.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Ils font partie des traitements les plus recherchés pour l'obésité. Bientôt, ils seront remboursés. Prescrits sur ordonnance, Wegowi et Mounjaro permettent une perte de poids importante et rapide. "L'injection se fait avec un stylo, où la dose est pré-remplie et injectée tous les jours de la semaine. Ces traitements-là permettent de réguler l'appétit", explique un pharmacien. Un million de personnes pourront bénéficier d'une prise en charge. Les critères sont stricts : une obésité massive, ou sévère avec comorbidité, calculée selon la corpulence du patient. Le traitement est efficace selon Fabienne Ascheri, utilisatrice de Mounjaro et adhérente à "La Ronde des formes", qui a perdu 7 kilos en trois mois, mais jusqu'ici très coûteux. "Actuellement, je suis à 5 mg, ça me coûte 245 euros, ça me coûtera 85 euros. C'est une économie qui permet de remettre pour le mois prochain. C'est pas négligeable du tout", confie-t-elle. Le coût estimé pour l'assurance maladie est de 100 millions d'euros par an, mais la mesure est indispensable selon la ministre de la Santé. "Ces traitements devraient diminuer le passage à des obésités très morbides, avec des risques qui coûtent à l'assurance maladie. Certains pourront aussi éviter la chirurgie, qui coûte aussi à l'assurance maladie", argumente Stéphanie Rist. Seuls les médecins travaillant dans des structures spécialisées dans l'obésité pourront prescrire des ordonnances. Au total, 100 millions d'euros sont prévus pour la mesure, une dépense sous-évaluée selon certains économistes. "Pour qu'elle reste à 100 millions d'euros, il va falloir demander aux médecins de sélectionner parmi les patients éligibles la patientèle qui y aura droit. Et ce n'est pas le rôle des médecins", avance Frédéric Bizard, économiste de la santé. Les remboursements seront possibles à partir du 15 juin.












