Le nouveau ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, pense qu’on devrait envisager d’installer des compteurs d’eau à plus grande échelle dans les villes afin de limiter notre consommation et limiter les coûts d’infrastructures.« On est mûrs au Québec pour une réflexion sur l’utilisation de l’eau potable dans les municipalités », a lancé Samuel Poulin lors de l’étude des crédits de son ministère. À l’heure actuelle, peu de villes ont imposé les compteurs d’eau dans les résidences privées au Québec. Leur usage est davantage répandu dans les immeubles commerciaux et industriels.Or, les municipalités qui le font ont permis de réduire leur consommation de façon « importante », a noté le ministre.Cela fait en sorte, a-t-il ajouté, de limiter aussi les investissements nécessaires pour construire de nouvelles usines ou la réfection de celles qui existent déjà.À six mois des élections, le nouveau ministre dit « manquer de temps » pour lancer un tel chantier, mais il a laissé entendre qu’il s’y attaquerait « advenant une réélection ».Sa prise de position rejoint celle des anciens ministres Monique Jérôme-Forget et Nicolas Marceau.Ces derniers ont recommandé un recours accru aux compteurs d’eau dans un récent rapport sur les finances et la fiscalité municipales produit pour le compte de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).« Dans un contexte où plusieurs municipalités doivent déjà imposer des moratoires sur la construction de nouvelles résidences ou sur certains projets de développement économique faute d’un approvisionnement suffisant, cette solution constitue une avenue à privilégier davantage », écrivent-ils dans leur rapport.Plus de détails suivront.