Les députés applaudissent en écoutant Steevy Gustave (à gauche), député du parti Ecologiste et Social, lors d’une séance consacrée à l’examen d’un projet de loi visant à abolir les lois liées à l’esclavage à l’Assemblée nationale, à Paris, jeudi 28 mai 2026. LUDOVIC MARIN / AFP
Un vote « symbolique » avant l’ouverture du sensible dossier des réparations. Les députés ont voté à l’unanimité, jeudi 28 mai, pour l’abrogation du « Code noir » et l’ensemble des textes ayant réglementé l’esclavage dans les colonies françaises, jamais formellement abrogés après 1848.
Ces textes faisaient notamment des personnes esclavagisées des « êtres meubles » susceptibles d’être acquis par un maître au même titre qu’un bien, ou instituaient des sanctions en cas de fuites - oreilles coupées, marquage au fer de lys, jusqu’à la peine de mort.
La proposition de loi de Max Mathiasin (Guadeloupe), cosignée par des députés allant de LFI à LR (le RN n’a pas été invité à signer), a été examinée à partir de 9 heures dans l’hémicycle à l’occasion de la journée réservée aux initiatives du groupe centriste Liot.
Elle avait reçu jeudi dernier le soutien d’Emmanuel Macron, estimant que le maintien dans le droit de ces textes, quand bien même sans effets juridiques, constitue « une trahison de ce qu’est la République ».













