Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle Le leader français de l’intelligence artificielle poursuit le déploiement de ses centres de données et met en avant des partenariats avec de grands groupes industriels européens pour tenter de combler l’écart avec les grands acteurs américains du secteur. Article réservé aux abonnés « Nous voulons être un acteur indépendant et “full stack” dans l’intelligence artificielle [IA]. » Derrière cet anglicisme – emblématique d’une entreprise à la fois mondiale et implantée dans un secteur dominé par les Anglo-Saxons –, le cofondateur de Mistral AI, Arthur Mensch, affirme sa volonté d’être présent sur « toute la chaîne de valeur » de l’IA : des processeurs installés dans les data centers aux applications logicielles utilisées par les entreprises clientes. A l’occasion de l’AI Now Summit, sa première conférence annuelle qui se tient à Paris jeudi 28 mai, l’entreprise française née en avril 2023, principal fabricant européen de modèles de traitement du langage, entend donc conjuguer son expansion en amont – avec un nouveau projet de data center aux Ulis (Essonne) – et en aval – grâce à des partenariats avec de nouveaux clients industriels comme Airbus, BMW et EDF. Quelques jours après son audition très remarquée à l’Assemblée nationale, le 12 mai, sur la nécessité de réagir vite afin d’éviter à l’Europe de devenir une « colonie » des Etats-Unis dans le numérique et l’IA, M. Mensch a réexpliqué pourquoi il juge crucial de déployer en Europe des infrastructures de calcul, afin d’entraîner puis de faire fonctionner les modèles d’IA de Mistral AI et de ses clients. « L’IA commence à devenir aussi importante que l’électricité. Il faut s’assurer d’un approvisionnement disponible, abordable, adaptable et sûr », a-t-il argumenté, rappelant la « domination » des géants du cloud américains que sont Amazon, Microsoft ou Google. Il vous reste 70.74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.