Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts Le Musée des beaux-arts de Dijon et le Musée national Magnin célèbrent ensemble, à travers peintures, installations et estampes monumentales, l’œuvre de cet artiste de la scène contemporaine depuis quarante ans Article réservé aux abonnés Le premier tableau que l’on rencontre en pénétrant dans la rétrospective du peintre Djamel Tatah, au Musée des beaux-arts de Dijon, n’est ni l’un de ses premiers de la fin des années 1980 ni l’un des plus récents. Il date de 2014. Il est grand : 2 mètres et demi de haut, 2 mètres de large. Il est sans titre, comme presque toutes les autres œuvres. La composition est simple. La moitié droite est une surface très sombre qui s’étend aussi sur la totalité du tiers inférieur, jusqu’au bord gauche. Se trouve ainsi délimité un rectangle d’un bleu assez clair. A la limite entre les deux monochromes apparaît une ligne verticale très étroite, d’un blanc ourlé d’un peu de rouge. Il s’agirait donc d’une abstraction géométrique stricte s’il n’y avait, parfaitement visible, un homme, plutôt jeune, assis sur un banc. Ses contours, les plis de ses vêtements et la forme du banc sont dessinés avec le même blanc teinté de rouge. Les mains et la tête, de profil, sont d’un autre blanc, avec quelques ombres grises. Le menton de l’homme est posé sur son poing gauche. Sa main droite est contre son ventre, serrée elle aussi. Voici pour une description neutre. Il vous reste 83.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.