Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts A voir cette semaine : la galerie parisienne expose l’œuvre politique de ce pionnier soudanais de l’art contemporain, qui mêle peinture et couture. Article réservé aux abonnés Les Etats-Unis, leur passé, leur présent et leurs mythes sont l’un des sujets de prédilection d’Hassan Musa, né au Soudan en 1951 et établi en France depuis des décennies. La série de ses dernières peintures sur tissus découpés et assemblés continue cet inventaire, de plus en plus loin dans la satire et la précision. Elle réunit un panthéon de « grands hommes » – ou supposés tels –, de victimes, Sitting Bull (1831-1890) et Abraham Lincoln (1809-1865), John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) et Malcolm X (1925-1965), Che Guevara (1928-1967) et Bob Marley (1945-1981). Leurs portraits se détachent sur des fonds aux couleurs du drapeau national ou de tissus décoratifs au kitsch délibérément désaccordé avec leurs visages en majesté. Aux références historiques et politiques multiples en sont liées d’autres, artistiques, de la Joconde à Frida Kahlo (1907-1954) et Andy Warhol (1928-1987). Sur la plupart des compositions court, tout en haut, en lettres capitales, la maxime brutale « A good American is a dead American », qui renverse la phrase génocidaire « Un bon Indien est un Indien mort », qui aurait été prononcée par le général Sheridan. Elle avait heurté Musa quand, adolescent, il aimait à regarder des westerns, préférant déjà les Indiens aux cow-boys. Il vous reste 30.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Sélection galerie : Hassan Musa chez Maïa Muller
A voir cette semaine : la galerie parisienne expose l’œuvre politique de ce pionnier soudanais de l’art contemporain, qui mêle peinture et couture.
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