Publié le 27/05/2026 23:04
Temps de lecture : 1min - vidéo : 2min
Pour éviter que des drames ne se reproduisent, le recrutement des agents du périscolaire se fait de manière ultra-minutieuse. À Châteauroux (Indre), les recruteurs ont notamment accès au TAM, une plateforme qui permet de vérifier l'honorabilité du candidat. À Paris, une formation de deux jours est aujourd'hui obligatoire.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Vérification des diplômes et des condamnations judiciaires. À la mairie de Châteauroux (Indre), chaque candidat au poste d'animateur périscolaire est passé au crible avant d'être recruté. Le TAM est une plateforme qui permet de vérifier l'honorabilité du candidat. "Si c'est un animateur qu'on ne connaît pas, c'est la première fois qu'on le déclare. Les services de l'État font une vérification via le casier judiciaire et le fichier des infractions sexuelles et violentes", explique Catherine Deterne, responsable du service éducation jeunesse de la Ville de Châteauroux. Sous huit jours, si tout va bien, le profil est validé. Sinon, le candidat est disqualifié. Mais vérifier les antécédents judiciaires ne suffit pas pour un collectif de parents. Il réclame un partage national de toutes les informations. "Rien n'est inscrit juridiquement, en fait, il n'y a pas de fichier national administratif. Donc la personne, même s'il y a des signalements sur des faits de violence sexuelle, physique ou psychologique de sa part, peut très bien aller travailler dans la ville d'à côté ou le département d'à côté, puisque l'administratif n'est pas nationalisé", indique Elisabeth Guthmann, cofondatrice du collectif SOS périscolaire.À Paris, où les affaires de pédocriminalité se sont multipliées ces derniers mois, la mairie a mis en place une nouvelle formation obligatoire de deux jours. Ils sont 23 en cours de recrutement. Ici, ils apprennent les bons gestes et comment détecter les mauvais comportements. "Ils ont évidemment rappelé des principes qu'heureusement, beaucoup d'entre nous ont trouvés évidents", souligne un participant. "C'est toujours important de le revoir et de donner des clés", estime une autre. Une façon de mieux sélectionner les candidats. "Si à la fin de la formation, les personnes ne passent pas à la mise en situation, elles ne vont pas sur le terrain", prévient Anne-Claire Boux, adjointe à la mairie de Paris en charge des affaires scolaires et de la petite enfance. 900 vacataires ont déjà ainsi été formés à Paris depuis le début de l'année.









