Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Violences sexuelles Violences sexuelles Violences sexuelles Alors que la capitale est secouée depuis plus d’un an par une série d’affaires de violences sexuelles mettant en cause des agents du périscolaire, la profession dit subir des suspensions en pagaille et un manque de moyens qui rendent le métier impossible. La grève court depuis plusieurs jours et devrait culminer mardi 19 mai. Article réservé aux abonnés « Ce qu’on attend de la Ville de Paris ? Un peu de reconnaissance. Parce que là, on ne va pas se mentir : on s’en prend plein la tête. » Lucie (son prénom a été modifié, comme celui de tous les animateurs interrogés) est animatrice à la Ville de Paris depuis plus de vingt ans. Comme nombre de ses collègues, elle sera en grève mardi 19 mai, pour réclamer des hausses de rémunération et la fin de la suspension systématique des animateurs soupçonnés de violences éducatives. L’animatrice décrit un climat dégradé, des agents « qui vivent dans l’angoisse d’être suspendus parce qu’ils ont élevé la voix dans le réfectoire », et un turn-over encore plus important qu’avant. « La centaine d’agents suspendus et l’augmentation des arrêts maladie accélèrent la pénurie de personnel, ce qui tend encore davantage les conditions de travail. C’est un cercle vicieux », confirme Nicolas Léger, cosecrétaire général du SUPAP-FSU, le syndicat des agents de la Mairie de Paris, qui appelle les animateurs à la grève. Les chiffres donnés dimanche 17 mai par la procureure de Paris, Laure Beccuau, sont éloquents. Invitée de RTL, la magistrate a comptabilisé 78 animateurs périscolaires suspendus à Paris en 2026, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Le parquet a ouvert des enquêtes sur 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires et une dizaine de crèches. Il vous reste 86.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les animateurs périscolaires de Paris, en grève, dénoncent un climat de suspicion généralisé
Alors que la capitale est secouée depuis plus d’un an par une série d’affaires de violences sexuelles mettant en cause des agents du périscolaire, la profession dit subir des suspensions en pagaille et un manque de moyens qui rendent le métier impossible. La grève court depuis plusieurs jours et devrait culminer mardi 19 mai.











