Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts L’artiste, qui représente le Liban à la 61e édition de la Biennale internationale, a imaginé une installation méditative qu’il a fait voyager depuis la capitale touchée par la guerre. Article réservé aux abonnés Passé la grille, une allée d’oliviers pluricentenaires borde le chemin qui mène à l’ancienne usine de textile, dans les hauteurs du nord de Beyrouth. Nabil Nahas, qui vit depuis près de soixante ans aux Etats-Unis, a pu racheter, il y a quelques années, ce bâtiment en ruine érigé par ses grands-parents maternels, pour en faire son point d’attache libanais. Ces oliviers aux corps épais et caverneux, à demi calcinés, sont des déplacés, rapatriés du Sud-Liban, où ils avaient été incendiés lors d’une l’opération terrestre israélienne. Désormais, de jeunes branches pointent à leur sommet. Dans les espaces industriels reconvertis en loft, les tableaux aux airs de vibrants fonds marins ou de lichens protubérants, qui sont l’un des motifs récurrents de l’artiste, cohabitent avec ses collections d’art ancien charriant toute l’histoire antique du Liban : visages aux pupilles noires, céramiques, sculpture de la déesse égyptienne Thouéris, à tête d’hippopotame. C’est dans l’espace de l’atelier, à l’étage, que Nabil Nahas, choisi pour représenter le Liban à la Biennale de Venise cette année, a conçu l’intégralité du pavillon : soit une vingtaine de très grands tableaux qui créent une vaste frise. Début mars, les frappes israéliennes contre le Hezbollah au Sud-Liban, ciblant des quartiers de Beyrouth, venaient percuter son projet. L’artiste a finalement réussi à envoyer ses œuvres par bateau vers l’Italie, différant juste son départ de quelques semaines. Il vous reste 78.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le peintre Nabil Nahas étend ses spirales cosmiques de Beyrouth à Venise
L’artiste, qui représente le Liban à la 61e édition de la Biennale internationale, a imaginé une installation méditative qu’il a fait voyager depuis la capitale touchée par la guerre.








