Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Cinéma Cinéma Cinéma Alors que Beyrouth subissait encore les frappes de l’armée israélienne le 14 juin, la cinéaste franco-libanaise préparait la sortie de son dernier film « Seuls les rebelles », en salle le 24 juin, consacré à la ville de son enfance. Empêchée de se déplacer sur place en raison de la guerre, elle a tourné son film à Paris en utilisant des images de la capitale libanaise réalisées par une équipe à distance. Article réservé aux abonnés Elle a filmé les rues de Beyrouth… de sa cuisine parisienne. Danielle Arbid n’avait évidemment pas prévu de tourner Seuls les rebelles (en salle le 24 juin), dont l’histoire se déroule dans la capitale du Liban, entre les quatre murs de son appartement du 9e arrondissement. Mais la réalisatrice franco-libanaise de 56 ans n’a pas eu le choix : à l’automne 2024, quelques jours avant le départ de l’équipe pour la capitale libanaise, Israël lançait des bombardements massifs sur le pays, dans la continuité de la guerre menée à Gaza contre le Hamas, après les attaques meurtrières du groupe terroriste le 7 octobre 2023. Impossible, donc, d’entamer un tournage sur place. Il faut trouver une solution, pour que l’histoire d’amour imaginée par Danielle Arbid entre une veuve sexagénaire d’origine palestinienne et un jeune migrant saoudien sans papiers d’une trentaine d’années puisse se dérouler à Beyrouth sans aller à Beyrouth. Tourner dans un autre pays ? Trop cher. Dans les rues de Marseille, dont certaines ressemblent aux rues de la capitale libanaise ? Pas question. A Montreuil, où il est également possible de les reconstituer ? La réalisatrice refuse. Il vous reste 84.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.