Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Histoire Histoire Histoire Photographie Photographie Photographie Né au début des années 1870 avec une réglementation très stricte au départ, ce courrier, lisible de tous les curieux, démocratise l’écrit et en dit long, en peu de mots, sur son époque. Article réservé aux abonnés Même à l’heure d’Instagram, du tout-numérique et de la chute drastique du courrier, griffonner à la main quelques mots, souvent assez standards, sur la surface cartonnée d’une carte postale continue de séduire une part de la population. « Née au début des années 1870, cette pratique traverse vaillamment les siècles. Historiquement, c’est l’administration qui a engendré cette sorte de standardisation de l’écrit sur la carte postale », observe l’historienne Marie-Eve Bouillon, autrice d’une thèse à l’Ecole des hautes études en sciences sociales sur l’entreprise de photographie et de cartes postales Neurdein frères. Egalement conservatrice du patrimoine, la responsable de fonds photographiques aux Archives nationales rappelle : « C’est d’abord pour répondre aux besoins d’échanges commerciaux et publicitaires que les administrations des postes de différents pays, relayés ensuite par l’Union postale universelle en 1874, décident de lancer des premiers petits cartons rectangulaires prétimbrés. En 1901, le coût de l’affranchissement s’abaisse à 5 centimes, soit deux fois moins cher qu’une lettre, à condition de n’y écrire que cinq mots. » L’administration restreint aussi les thématiques à aborder sur la carte postale aux vœux, félicitations, remerciements et formules de politesse. Ce n’est qu’à l’entrée en vigueur de l’arrêté ministériel du 8 octobre 1909 que l’expéditeur est libre d’écrire ce qu’il veut en cinq mots. En mal d’inspiration ? Un petit catalogue (20 centimes) rassemble des listes d’expressions. « Bonnes amitiés en passant », « Cordial souvenir venant de loin », « Serais heureux avec vous ici » peut ainsi recopier le voyageur. Il vous reste 53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La carte postale, histoire d’un témoin de son temps
Né au début des années 1870 avec une réglementation très stricte au départ, ce courrier, lisible de tous les curieux, démocratise l’écrit et en dit long, en peu de mots, sur son époque.








