Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement ARTHUR GAU POUR « LE MONDE » Le Goût du Monde Le Goût du Monde Le Goût du Monde Que faire à Paris et en Ile-de-France ? Que faire à Paris et en Ile-de-France ? Que faire à Paris et en Ile-de-France ? Par Anne-Lise Carlo Publié aujourd’hui à 12h00 Article réservé aux abonnés ReportageCette petite artère du 8ᵉ arrondissement de Paris, qui abrite encore un chemisier pour hommes ou un fabricant de haute horlogerie, représente une certaine idée du chic discret à la française. Il faut parfois chercher longtemps pour trouver la fine rue du Cirque, coincée entre l’imposante avenue Gabriel d’un côté et la longue rue du Faubourg-Saint-Honoré de l’autre. Dans le 8e arrondissement parisien, où bat le cœur du pouvoir politique, l’artère fait dans la discrétion. Cela pourrait être d’ailleurs le maître mot de tout le secteur : circulez, il n’y a rien à voir. Peu de vitrines en devanture, et pas de flâneurs. Une rue droite, courte, propre, à l’ambiance feutrée et très surveillée, avec des factions de police stationnées à différents endroits. Pour peu, on y garerait même son vélo sans mettre d’antivol. On est très loin de la piste aux étoiles, mais l’appellation de la rue ne fut pas toujours à ce point à contre-emploi. Le cirque qui a donné son nom à la voie en 1849 était un lieu de divertissement pour le Tout-Paris. Au milieu du XIXe siècle, là où se trouve à présent le Théâtre Marigny, s’élevait une rotonde de 6 000 places ouverte de mai à septembre. C’était le Cirque d’été. Les samedis, sur les Champs-Elysées, on venait y voir des shows équestres, des acrobates ou des femmes-canon. Napoléon III souhaitait que ces spectacles populaires se poursuivent au-delà de la belle saison. C’est pour cette raison que naît, en 1852, le Cirque d’hiver, situé, lui, dans le 11e arrondissement et construit par le même architecte, Jacques Ignace Hittorff (1792-1867). Après la démolition, en 1900, du Cirque d’été perdure ce nom de rue. Comme un décor démonté dont on aurait gardé l’enseigne. Il vous reste 82.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.