Le logo de La Poste sur la façade vitrée du bureau La Poste Paris Louvre, le 17 janvier 2022. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Adaptation du réseau, distribution du courrier quatre jours après son dépôt, augmentation des tarifs… Un rapport parlementaire publié mercredi 1er juillet formule une quarantaine de propositions « en vue d’une nouvelle loi postale », dénonçant des « manquements multiples de l’Etat aux lourdes conséquences financières pour La Poste ».
Depuis 1990, quatre missions de service public sont confiées à La Poste : « Le service universel postal, la distribution de la presse, la contribution à l’aménagement du territoire et l’accessibilité bancaire », rappellent les députés Jacques Oberti (Parti socialiste) et Jean-René Cazeneuve (Ensemble pour la République) dans leur rapport présenté en commission des finances de l’Assemblée nationale.
Mais elles « font toutes l’objet d’une sous compensation croissante par l’Etat qui conduit à un déficit global de plus de 1 milliard d’euros », alertent-ils. « Sur la période 2018-2024, le cumul des sous-compensations a engendré une dette nette de plus de 4 milliards d’euros, soit 40 % de la dette nette totale du groupe. »
« A moyen terme, c’est la viabilité de l’entreprise qui pourrait être remise en cause », avertissent les députés, pointant la réduction des « capacités d’investissement et de transformation du groupe », confronté à des « concurrents puissants » comme Amazon et à l’effondrement des volumes de courriers.












