Atelier de calligraphie lors de la première édition de la Fête de l'écrit, à la poste du Louvre, à Paris, le 21 mai 2025. OLIVIER CULMANN / TENDANCE FLOUE POUR « LE MONDE »

Ici, des ateliers de calligraphie ; là, un mange-debout consacré à la rédaction de cartes postales que l’on pouvait, ce jour-là, envoyer gratuitement ; à côté, une table pour participer aux jeux d’écriture inventés par l’association Le Labo des histoires. Et, parfois, au hasard de la journée, le passage d’élèves d’école élémentaire ou de personnalités venues témoigner de leur attachement à l’écriture, comme, au bureau de poste du Louvre, à Paris, l’enseignante et instagrammeuse Karine Dijoud (@lesparentheseselementaires) proposant in situ des petits quiz sur la langue française ou l’auteur et scénariste de Largo Winch Eric Giacometti louant la carte postale, ce « bonbon acidulé de nos boîtes aux lettres »… Le 21 mai dernier, à l’initiative de La Poste, des milliers de personnes se sont vu proposer de célébrer l’écrit, dans certains de ses bureaux situés à Paris, Lille, Nice, Lyon et Toulouse.

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Dans l’entrée du bureau de poste de Roquelaine, à Toulouse, les mots « amour », « rêve » ou « je t’aime » ont été dessinés, et écrits, au feutre pinceau. A deux pas du canal du Midi, toute la journée, c’est un gentil désordre qui règne dans la salle. Dans son atelier de calligraphie, la bénévole du Labo des histoires reçoit surtout un public jeune, qui vient découvrir l’écriture par un biais ludique. Le matin, une classe de CP de l’école voisine Alexandre-Fourtanier a un peu perturbé l’ambiance cosy de cette agence qui accueille environ 300 personnes par jour. Sophie, malvoyante, a répondu à une lettre de Simone de Beauvoir : « J’ai retrouvé une force dans mes choix et je ne renoncerai plus à ma liberté pour faire passer le bien des autres avant le mien », a-t-elle écrit, aidée par Nadia Bourgeois, l’une des trois écrivains qui accompagnent le public tout au long de la journée. « C’est différent des ateliers d’écriture habituels, dit-elle. Ici, il faut aller chercher les gens, qui sont un peu surpris mais amusés, finalement. »