Cyrille Bolloré, directeur général du groupe Bolloré, à Ergué-Gabéric (Finistère), le 17 mai 2024. FRED TANNEAU/AFP
Deux semaines après la publication d’une tribune dénonçant l’emprise de Vincent Bolloré dans le cinéma, son fils Cyrille Bolloré joue la carte de « l’apaisement ». Celui qui est aussi PDG du groupe familial a évoqué, à l’occasion d’une assemblée générale mercredi 27 mai, un contexte « d’énervement et d’agitation collective ».
« Je suis vraiment dans l’apaisement » et « la bienveillance », a-t-il poursuivi devant les actionnaires du groupe Bolloré, qui détient 30,4 % du capital de Canal+. « Je ne comprends pas » et « mon père » non plus, ce qui est prêté comme projet à la famille Bolloré. C’est « incroyablement décalé, c’est un mensonge géant », a-t-il affirmé.
Le monde du cinéma est en ébullition depuis la décision, le 17 mai, du patron de Canal+, Maxime Saada, de boycotter les professionnels ayant signé une pétition contre « l’emprise de l’extrême droite » imputée à Vincent Bolloré, actionnaire de référence du groupe. A la suite de cette annonce, le groupe audiovisuel a d’ailleurs été assigné en justice par la Ligue des droits de l’homme et la CGT du Spectacle.
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