L’homme d’affaires français Pierre-Antoine Capton, cofondateur du groupe de médias Mediawan, au palais de l’Elysée, à Paris, le 27 mai 2026. LUDOVIC MARIN/AFP
Le président du géant de la production audiovisuelle Mediawan, Pierre-Antoine Capton, a dit comprendre, jeudi 4 juin, l’« énervement » de Canal+ après la parution d’une tribune anti-Bolloré signée par des professionnels du cinéma le 11 mai dans Libération. Il a aussi appelé à l’apaisement pour protéger un « écosystème fragile ».
Le président de Canal+, Maxime Saada, avait déclaré à la suite de cet événement que son groupe ne souhaitait plus financer les films des signataires de la tribune contre son actionnaire de référence, le milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Le texte en question s’alarmait d’une « prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif ».
« Je comprends sa réaction d’énervement quand vous avez des gens qui sont en opposition pour de très mauvaises raisons », a déclaré Pierre-Antoine Capton, lors d’une rencontre organisée par l’Association des journalistes médias (AJM). Et d’ajouter : « Taper sur une partie de ce système comme taper sur le CNC ou l’audiovisuel public, il n’y a rien de pire. »
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