Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Lettres de Lettres de Lettres de Le pays est confronté à une surpopulation carcérale allant jusqu’à 400 % dans certaines prisons. Le plan du gouvernement, qui cible les peines de moins de trois ans de détention, étonne en pleine campagne présidentielle où l’insécurité est au cœur des débats. Article réservé aux abonnés LETTRE DE CUZCO Libérer 25 000 prisonniers sur trois ans ? C’est la proposition du ministère de la justice du gouvernement par intérim de José Maria Balcazar – gauche, désigné après la destitution de l’ex-président José Jeri, en février – pour faire face à un problème majeur : la surpopulation carcérale. En pleine crise sécuritaire due à l’explosion du crime organisé lié au trafic d’or et de drogue, la proposition inquiète. « Désengorgement ou impunité ? », s’interroge « Cuarto Poder » [« quatrième pouvoir »], un programme d’investigation télévisé du dimanche soir, très suivi au Pérou. Le ministère de la justice s’est voulu rassurant : le plan ne mettra pas en danger les citoyens. « Les libérations ne concernent évidemment pas les tueurs à gages, les membres d’organisations criminelles ou les racketteurs [les plaintes pour extorsion ont bondi de près de 500 % en cinq ans] », a martelé le directeur des affaires criminelles du ministère de la justice, Edward Vega, sur les plateaux télévisés. Pour les criminels les plus dangereux, il existe un « régime spécifique d’extrême sécurité, des heures réduites de promenade et un isolement total », a-t-il précisé. Le plan vise 25 000 détenus pour des délits dits « mineurs » (moins de trois ans) : non-paiement de pension alimentaire, fraude, ou vols sans violence. Il vous reste 77.27% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.