Malgré les frappes états-uniennes effectuées dans la nuit de lundi à mardi dans le sud de l’Iran, les deux belligérants pourraient parvenir à s’entendre prochainement sur un accord préliminaire. Celui-ci permettrait d’éviter une reprise complète des hostilités. Depuis que l’Iran a réussi avec succès à bloquer le détroit d’Ormuz, le pays s’est taillé une place de choix à la table des négociations. Décryptage avec deux experts.
Quel type d’entente est sur la table ?
Ce n’est pas un accord détaillé qui est actuellement négocié sous la médiation du Pakistan (avec le soutien de la Chine), mais plutôt une entente préliminaire — incluant un cessez-le-feu — qui ouvrirait la porte à des discussions plus approfondies dans les prochaines semaines.« Les Américains n’ont pas intérêt à ce que la guerre reprenne, souligne Jabeur Fathally, expert du Moyen-Orient à l’Université d’Ottawa. Il en est de même pour l’Iran. Il y a donc un point de rencontre qui est de mettre fin à cette guerre. »C’est surtout la réouverture du détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran depuis le début de la guerre, qui préoccupe les États-Unis et qui se trouve au centre des discussions. En échange d’une reprise du trafic maritime, les Iraniens tenteraient d’obtenir une levée de certaines sanctions économiques, notamment liées à l’exportation de leur pétrole et au gel d’avoirs.Quelles concessions pourraient être faites ?










