Monde Proche et Moyen-OrientMoyen-Orient. Le contre-blocus américain des ports iraniens a poussé Téhéran à évoquer un "rapprochement" avec Washington. Publié le 26/05/2026 à 13:46bookmarkLe président américain Trump tente de décrocher un accord avec l'Iran.REUTERSÀ Téhéran, les hommes forts du régime auraient peut-être dû relire attentivement la seule feuille de route de politique étrangère d’un Donald Trump plus erratique que jamais : la "Stratégie de sécurité nationale", publiée en fin d'année dernière. Dans ce document, le locataire de la Maison-Blanche expose son projet d’asphyxie économique par le lancement "d’une campagne destinée à ramener à zéro les exportations de pétrole de l’Iran". Et, pour une fois, il a fait ce qu'il a dit. Le contre-blocus américain des ports iraniens mis en place le 13 avril, en réponse à la fermeture du détroit d’Ormuz et à l'instauration d'un "péage" par le régime des mollahs début mars, a fonctionné. Au point de pousser l’Iran à enclencher, le 23 mai, un "rapprochement" avec les Etats-Unis, prélude à un hypothétique accord qui permettrait de prolonger le cessez-le-feu de 60 jours et de rouvrir cette voie maritime stratégique par où transite un quart du pétrole mondial. Ce pacte à l'envergure potentiellement limitée - nul ne sait encore s’il obligera Téhéran à respecter de véritables engagements sur le nucléaire - aura au moins le mérite de rassurer les marchés inquiets de voir le Brent culminer au-delà des 120 dollars. Mais ensuite ? Pour maintenir une pression maximale sur l'Iran et la contraindre à engager de "vraies" négociations, les forces navales américaines pourraient rester dans la région et ne se retirer qu'après qu'un accord a été conclu.
Détroit d'Ormuz : comment Donald Trump tente d’asphyxier l'Iran
Le contre-blocus américain des ports iraniens a poussé Téhéran à évoquer un "rapprochement" avec Washington.











