Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Investissement locatif Investissement locatif Investissement locatif La crise énergétique, l’inflation, la perte d’un emploi ou une séparation sont les principales causes de l’augmentation des dettes locatives depuis la pandémie de Covid-19. Article réservé aux abonnés Jamais l’agence de gestion locative Imodirect n’avait mesuré un tel niveau d’impayés. En dehors des grandes villes, le taux de relance pour impayé depuis un mois a dépassé 4 % en mars 2026. Très loin des 1,25 % d’avant la pandémie de Covid-19. Dans les dix plus grandes métropoles régionales, il est à 3,9 %, contre moins de 1 % avant 2020. Paris et sa banlieue semblent légèrement préservés avec un taux de 3,3 %, en léger repli par rapport à 2025 et 2024, mais bien au-dessus du 0,9 % d’avant-Covid. En zoomant, la fréquence d’impayés serait de 1,6 % à Paris intra-muros, contre 7,4 % en Seine-Saint-Denis, a constaté l’entreprise Mila, un assureur spécialisé dans l’immobilier. « Le niveau d’impayés est directement corrélé avec le revenu moyen », interprète Jean Boucher, cofondateur de la compagnie. Les locataires les moins à risque sont les retraités et les étudiants. « Les premiers ne risquent pas de se retrouver au chômage. Les seconds bénéficient souvent de l’aide des parents et louent seulement le temps de l’année universitaire », souligne M. Boucher. Grâce à son réseau d’antennes dans chaque département, l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL) voit émerger les tendances. Depuis 2022, les consultations pour dette locative ont progressé de 34 %. Dans la moitié des cas, le montant dû dépasse 3 000 euros. Les petites dettes, de moins de 1 000 euros, ainsi que les débits supérieurs à 6 000 euros ont progressé de 2 %. Difficultés à boucler les fins de mois Moins d’un incident de paiement sur dix « résulte d’un comportement volontairement malhonnête », a constaté Mila dans son étude sur les causes des impayés de janvier 2026. En revanche, plus de six impayés sur dix viennent de difficultés à boucler les fins de mois, souvent parce qu’on a perdu son emploi, on est tombé malade ou on s’est séparé. Ensuite, à peine plus d’un cas sur dix correspondent à un conflit entre propriétaires et locataires : bien mal entretenu, travaux nécessaires non réalisés. Il vous reste 47.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.