Publié le 25/05/2026 16:24
Mis à jour le 25/05/2026 17:55
Temps de lecture : 1min - vidéo : 2min
C'est le jour férié où les Français travaillent le plus : le lundi de Pentecôte, chômé pour les uns, travaillé pour les autres. C'est en effet l'une des dates choisies par les entreprises pour la journée de solidarité annuelle. Il n'est donc pas toujours facile de s'y retrouver, car les choses ont évolué depuis son lancement en 2004 par Jacques Chirac. Quelles sont les règles ? Et si vous travaillez, comment êtes-vous rémunéré ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Le lundi de Pentecôte, jour férié, est un jour comme un autre dans une entreprise de tôlerie et de chaudronnerie d'Igny, dans l'Essonne. Seuls deux salariés sur une quarantaine ont posé leur jour de congé. Les autres, comme Romain Vilaplana, sont à leur poste de travail : "On ne se repose pas, mais ce n'est pas grave, on travaille. Personnellement, j'aime bien ce que je fais, donc je suis content, ça ne me dérange pas", confie le soudeur.Travailler ce jour férié permet à l'entreprise de produire plus, selon la direction. "Ça nous permet de sortir la production. Le mois de mai, là, il a été vraiment très faible. Donc nous, on a un carnet de commandes, on doit faire les livraisons. [...] On est content que tout le monde soit présent.", témoigne Nathalie Pons, responsable RH - CTM Laser.En contrepartie, les employeurs versent une contribution : 0,3 % de la masse salariale. Résultat, au total ; 3,5 milliards d'euros ont été collectés l'an dernier pour financer l'autonomie des personnes âgées et handicapées. Un effort nécessaire selon Elvis Bikuki, opérateur laser : "C'est bien pour moi d'être là aussi, parce que ma mère est retraitée. Et mon père aussi est nouveau retraité. Donc, on travaille pour eux."Une journée de solidarité instituée à la suite de la canicule meurtrière de 2003. Désormais, les entreprises peuvent choisir le jour qui sera travaillé par leurs salariés. Certains employeurs optent pour supprimer un jour de congé ou de RTT. C'est le cas d'un père de famille : "En tout cas, j'imagine que la valeur qu'on ne produit pas aujourd'hui est compensée par ce RTT." "Je sais qu'il y a d'autres jours dans l'année où l'on travaille pour la journée de solidarité. Normalement, c'est le 1er janvier, si je ne me trompe pas", ajoute une riveraine. En France près d'un tiers des salariés travaille en ce jour férié.CNSAListe non exhaustive.











