Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Raul Ariano pour M Le magazine du Monde M le mag M le mag Chine Chine Chine Par Jordan Pouille Publié aujourd’hui à 05h45 Article réservé aux abonnés ReportageDe la salle d’escalade à la librairie thématique ou au club d’entrepreneuses, plusieurs espaces consacrés aux femmes ont ouvert dans les métropoles chinoises. Ces lieux de solidarité sont autant de façons de résister aux pressions natalistes dans un pays où le militantisme féministe est sous surveillance. Tout au bout de la station de métro Sanyuanqiao, traversée par la Capital Airport Express, ligne menant à l’aéroport international de Pékin, une salle d’escalade souterraine mêle l’odeur de neuf et la moiteur des profondeurs. Un éclatant « Girl Power » (« pouvoir féminin ») s’étale sur la vitrine. Lancée en janvier par An Jiu, influenceuse star du réseau social chinois Xiaohongshu, sorte d’Amazon et d’Instagram réunis, l’endroit surprend : le personnel est 100 % féminin, les chiens y sont les bienvenus, les cours sont, au choix, mixtes ou réservés aux femmes, les protections intimes mises à disposition gratuitement, il existe un abonnement avec « jours de règles offerts » et les prises d’escalade ont été pensées pour s’ajuster à l’envergure des bras féminins. La majorité des grimpeurs sont des grimpeuses. Vendredi 8 mai, à l’approche de la Fête des mères, An Jiu accueille une douzaine d’ouvrières et d’agentes d’entretien pour une séance « découverte ». Une expérience partagée en vidéo pour mobiliser ses 700 000 abonnés en faveur de l’association rassemblant ces travailleuses de l’ombre. Il vous reste 92.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Chine, ces femmes qui tentent d’échapper aux injonctions sociales du mariage et de la natalité
De la salle d’escalade à la librairie thématique ou au club d’entrepreneuses, plusieurs espaces consacrés aux femmes ont ouvert dans les métropoles chinoises. Ces lieux de solidarité sont autant de façons de résister aux pressions natalistes dans un pays où le militantisme féministe est sous surveillance.









