Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Chine Chine Chine Malgré un accord réciproque assurant une liberté de programmation au sein des instituts culturels, des agents de police chinois se sont rendus en personne sur place pour intimider des employés afin d’obtenir l’annulation des séances. Article réservé aux abonnés Du fait d’intenses pressions de la police chinoise, l’Institut français de Pékin a dû suspendre la projection de deux films français sur des thématiques liées à l’homosexualité et qu’il prévoyait initialement de montrer au début du mois de juin. Ce « mois des fiertés » est, en effet, l’occasion dans le monde d’événements culturels autour des questions LGBT mais la Chine a durci ces dernières années son contrôle sur cette thématique. Le centre culturel français dans la capitale chinoise avait annoncé la projection, suivie d’un débat, samedi 6 et dimanche 7 juin, et reprise ensuite plusieurs autres jours dans le mois, d’Enzo (2025), un film conçu par Laurent Cantet (1961-2024) et réalisé après son décès par Robin Campillo, ainsi que d’Eat the Night (2024), de Caroline Poggi et Jonathan Vinel. Les deux œuvres évoquent des relations amoureuses ou simplement des attirances homosexuelles. Selon plusieurs sources, les projections ont dû être annulées du fait de la présence de policiers qui sont entrés au sein même de l’Institut français. L’une explique que les termes « mois des fiertés » sur une brochure ont attiré l’attention des autorités chinoises. Il y a d’abord eu des appels téléphoniques puis les agents sont venus en personne à l’Institut français, samedi, évoquant ces œuvres et exigeant notamment de vérifier certaines cartes d’identité de personnes chinoises sur place, une forme d’intimidation. Les agents ont demandé à visionner les films, ce que l’Institut français a refusé, se voyant contraint d’annuler les séances. Il vous reste 72.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La projection de films gays à l’Institut français de Pékin victime des pressions des autorités chinoises
Malgré un accord réciproque assurant une liberté de programmation au sein des instituts culturels, des agents de police chinois se sont rendus en personne sur place pour intimider des employés afin d’obtenir l’annulation des séances.






