Devant le tribunal des Alpes-de-Haute-Provence avant le procès de Guillaume B., à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), le 18 mai 2026. MIGUEL MEDINA/AFP

La justice a condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle un homme jugé devant la cour d’assises des Alpes-de-Haute-Provence pour viols aggravés, actes de torture et de barbarie, proxénétisme sur son ex-compagne, Laëtitia R.. La condamnation est assortie d’une période de sûreté des deux tiers. Elle est inférieure à la peine de réclusion criminelle à perpétuité qui avait été requise par le ministère public.

Guillaume B., 51 ans, ancien directeur d’une agence bancaire, était jugé depuis lundi à Digne-les-Bains pour avoir infligé d’innombrables sévices à Laëtitia, sa compagne durant sept ans, affirmant qu’ils entretenaient une relation sadomasochiste et qu’elle était consentante. Après plus de quatre heures de délibération des jurés, Laëtitia, mère de famille de 42 ans, a fondu en larmes à l’énoncé du verdict tandis que l’accusé est resté impassible.

Pendant une semaine de débats publics devant les assises des Alpes-de-Haute-Provence, à Digne-les-Bains, la plupart des actes – des coups, un tatouage dégradant, de la zoophilie, des brûlures, des étranglements ou de la scatophilie – ont été reconnus par Guillaume B.. Tout comme les relations sexuelles tarifées qu’il a imposées à son ex-compagne avec d’autres hommes, près de 500, selon la plaignante.