Aller au contenu principalNouveauLa jeune femme, handicapée en raison des années de sévices subis, a longuement raconté ce vendredi, devant la cour d’assises, sa descente aux enfers, face à son ex-compagnon jugé pour viols, torture et proxénétisme.Par Alice Motte, envoyée spéciale à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) Le 22 mai 2026 à 15h32Laëtitia R., ici avec son avocat lors de l'ouverture du procès à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), lundi 18 mai 2026, a longuement raconté ce vendredi son calvaire. MaxPPP/PhotoPQR/Le Dauphiné/Nathan Limasset)Tout commence par une rencontre dans une brasserie la Seyne-sur-Mer (Var) en 2015. « Au départ, il montrait beaucoup d’intérêt pour ma vie, mon passé, mes blessures », explique Laetitia R., sa main gauche ornée d’un tatouage « libre et forte » agrippée à la barre des assises de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), ce vendredi matin. Guillaume B. se montre bienveillant, mais en réalité un piège semble se refermer sur la victime. L’ancien banquier paraît cibler méthodiquement les failles de Laëtitia R.À partir de cette période, l’accusé lui parle de libertinage et lui propose de mettre en place des jeux de prostitution. « Il m’a dit : Essaye, tu vas voir, dans un couple c’est excitant » déroule-t-elle, la voix hachée par les sanglots. La nuit de Noël 2015, elle est forcée de se prostituer sur une aire de repos sous la menace. Selon ses dires, Guillaume B. « ne venait que le lundi pour récupérer son enveloppe » et « la frapper parce que c’était toujours mal fait ».Faits divers
« J’avais l’impression de mourir à l’intérieur à chaque pratique imposée » : l’insoutenable récit du calvaire de Laëtitia
La jeune femme, handicapée en raison des années de sévices subis, a longuement raconté ce vendredi, devant la cour d’assises, sa descente au













