Aller au contenu principalNouveauLa thèse d’une relation sadomasochiste avancée par l’accusé jugé pour viol, torture et proxénétisme sur son ex-compagne Laëtitia a été remise en cause par les experts.Par Alice Motte, envoyée spéciale à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) Le 20 mai 2026 à 21h58Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), le 19 mai 2026. Jugé pour avoir violé, torturé et prostitué sa compagne, Guillaume B., ici à son arrivée au tribunal, a continué de tenter minimiser les faits. PhotoPQR/La Provence/Éric CamoinCette troisième journée d’audience, au procès de Guillaume B., accusé d’avoir violé, torturé et prostitué pendant sept ans Laëtitia R., alors sa compagne, s’est ouverte sur un moment de flottement aux assises de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence). Appelée en visioconférence, l’enquêtrice de personnalité avoue d’emblée que l’enquête consacrée à l’accusé n’a pas été réalisée par ses soins mais par une autre personne ne faisant plus partie des effectifs. Un élément qui froisse la défense. « Donc, vous pouvez nous faire une fiche de lecture comme n’importe qui pourrait le faire dans la salle… » grince Arnaud Lucien, l’avocat de la défense.Le rapport initial évoque l’enfance idyllique de Guillaume B., entre Toulon et Dakar. Son frère le décrit comme « homme fragile plus que bourreau » et son père dit de lui qu’il est un « grand couillon dénué de violence ». Force est de constater que les deux proches interrogés sont les seuls qui disent du bien de sa personne. La défense de Laëtitia s’interroge sur « une éventuelle manipulation de la part de l’accusé » pour gêner la diffusion des éléments de l’enquête de personnalité.Faits divers