Economie Politique économiqueEconomie. Malgré un coût supporté par les entreprises qui ne cesse de grimper, la France reste parmi les mauvais élèves de la classe européenne en matière de collecte et de traitement des emballages ménagers.Publié le 23/05/2026 à 12:00bookmarkDès qu'un emballage est déposé dans une poubelle jaune, il devient la propriété de la collectivité locale - principalement la mairie - qui le vend ensuite à une entreprise de recyclage.PHOTOPQR/LE COURRIER PICARD/MAXPC'est un "impôt caché" qui pourrait bien finir par enflammer nos poubelles. Un "impôt" réglé par près de 55 000 entreprises, principalement dans l'industrie, et dont la recette a quasiment doublé en l'espace de cinq ans. L'exemple idoine d'un ovni technocratique aux objectifs louables - la collecte et le recyclage des emballages ménagers – qui s'est métamorphosé en tambouille politique où entreprises, Etat et collectivités se renvoient la balle.Son nom ? L'écocontribution, une redevance payée chaque année par tous les fabricants qui mettent sur le marché des produits de grande consommation emballés, des yaourts aux canettes de soda en passant par les bidons de lessive. Conformément au principe du pollueur-payeur, le montant de cette écotaxe varie en fonction du volume de déchets générés, du type et de la recyclabilité des matériaux employés (plastique, papier, carton, verre ou aluminium). Citeo, un organisme privé à but non lucratif dont les entreprises concernées sont actionnaires, a pour mission de collecter ces écocontributions puis de les reverser en partie aux collectivités locales – principalement les mairies –, lesquelles ont la responsabilité de la collecte, du tri et du recyclage des fameuses poubelles jaunes. Sur le papier, la mécanique est rodée.