Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Le chef de l’Etat a demandé, mardi, au gouvernement, d’engager une concertation sur la mise en place d’une consigne pour les bouteilles en plastique, une proposition à laquelle les collectivités locales sont fermement opposées. Article réservé aux abonnés On la croyait enterrée, elle refait surface. Pour son cinquième conseil de planification écologique, mardi 19 mai, Emmanuel Macron a relancé l’idée d’une consigne des bouteilles plastiques, ce serpent de mer de son second mandat. « Je pense qu’il faut maintenant bouger. La consigne pourra faire partie des leviers d’action étudiés. Je demande au gouvernement, sous l’autorité du premier ministre, d’engager les concertations pour définir les actions concrètes qui nous permettront d’atteindre l’objectif de recyclage en 2030 », a annoncé le chef de l’Etat, un an après un plaidoyer en sa faveur lors de la Conférence des Nations unies sur l’océan, à Nice, en juin 2025. Avec un tel dispositif, les bouteilles usagées pourraient être collectées dans les supermarchés moyennant quelques centimes pour les consommateurs. Devant la levée de boucliers des collectivités locales – qui dénoncent depuis des années une « fausse consigne » –, le ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, avait renoncé à ce projet en 2023, sa successeure, Agnès Pannier-Runacher, ne l’avait pas intégré dans son plan plastique présenté au printemps 2025, et l’actuelle titulaire du poste, Monique Barbut, s’était bien gardée de rouvrir ce dossier brûlant. « Je rappelle qu’aujourd’hui, nous payons 1,5 milliard d’euros parce qu’on ne respecte pas les normes européennes. Alors, s’il y a des ministères qui ont 1,5 milliard d’euros en trop, il faut tout de suite le signaler », a déclaré Emmanuel Macron pour justifier son soutien à la consigne. Paris est sous pression de la Commission européenne : si elle n’atteint pas, d’ici à 2029, un taux de collecte de bouteilles plastiques de 90 %, la France devra la mettre en place. Avec un taux qui stagne autour de 55 %, elle en est aujourd’hui très éloignée. « Aberration environnementale et financière » L’annonce du chef de l’Etat a suscité un tollé chez les élus locaux. « La consigne pour recyclage des bouteilles en plastique est une aberration environnementale et financière », ont dénoncé l’Association des maires de France, le collectif transpartisan d’élus France urbaine et la fédération nationale Intercommunalités de France dans un communiqué commun. Les collectivités craignent que la consigne ne les prive de la manne financière qu’elles tirent de la revente de plastique collecté dans les centres de tri. Il vous reste 57.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.