Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Outre-mer Outre-mer Outre-mer Pollutions Pollutions Pollutions Alors que le grand site d’enfouissement du littoral sera comble fin 2027, tous les projets de substitution sont à l’arrêt, freinés par des contestations. Une situation critique pour ce territoire sensible et structurellement en retard en matière de gestion des rebuts. Article réservé aux abonnés Après avoir quitté la route nationale reliant Cayenne à Kourou pour s’enfoncer dans une plaine littorale délimitée par l’épaisse forêt équatoriale, il faut rouler une vingtaine de minutes pour rejoindre la zone reculée de Wayabo. Le trajet s’effectue sous d’épais nuages menaçants. Ce plafond bas sied à l’ambiance de ce lotissement agricole où la centaine d’exploitants vit « avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête », souligne Benoit Burban, éleveur de chèvres et de moutons, alors que défilent des bananeraies le long d’une voie partiellement goudronnée. Au cœur de cette zone de 4 000 hectares aménagée il y a vingt ans, le groupe mayennais Séché Environnement prévoit d’installer un site d’enfouissement pour traiter les déchets de 14 communes, soit 200 000 habitants. La future installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) doit être érigée sur un terrain de 36 hectares cédé par un agriculteur. L’infrastructure pourrait accueillir annuellement jusqu’à 108 000 tonnes de déchets ménagers et 5 000 tonnes de déchets amiantés, et serait active pendant vingt-cinq ans. Il vous reste 83.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.