Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 La Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen et la Fédération CGT du spectacle ont assigné la société Canal+, à la suite des propos tenus par le président du directoire, Maxime Saada. Article réservé aux abonnés « Aucune discrimination n’a sa place dans le cinéma. » La Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen (LDH) et la Fédération CGT du spectacle, par l’intermédiaire de l’avocat Arié Alimi, ont assigné au civil devant le tribunal judiciaire de Nanterre la société Canal+, à la suite des propos tenus par Maxime Saada, président du directoire, le 17 mai, lors du « brunch des producteurs » à Cannes. Ce dernier réagissait à une tribune du collectif « Zapper Bolloré » publiée le 11 mai dans Libération, signée alors par 600 personnes s’opposant à une prise de contrôle totale d’UGC par Canal+. « J’ai vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s’attachent à défendre l’indépendance de Canal+, et dans toute la diversité de ses choix. Et en conséquence, je ne travaillerai plus, je ne souhaite plus que Canal travaille avec les gens qui ont signé cette pétition », avait-il déclaré. « Maxime Saada, qui travaille de longue date pour le compte de Canal+, connaît le caractère incontournable du groupe dans le financement des films en France et la dépendance des différents acteurs de la filière, peut-on lire dans un communiqué envoyé par les deux organismes, samedi 23 mai. Sa décision n’est donc pas une réaction à chaud mais un appel inacceptable/brutal à discriminer en raison d’une expression politique et syndicale pour museler les voix qui s’élèvent dans la profession contre l’emprise croissante du groupe d’extrême droite Bolloré sur l’ensemble de la chaîne de fabrication et de diffusion du cinéma. » La LDH et la Fédération CGT-Spectacle, pour lesquelles Canal+ « porte atteinte à la liberté contractuelle des professionnels du cinéma signataires », demandent « l’annulation sous astreinte de la décision inacceptable » de Maxime Saada et « la désignation d’un mandataire dont la mission sera de contrôler les discriminations que le groupe Canal+ commettra ». « Schéma de concentration réactionnaire » Il vous reste 51.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.