Publié le 22/05/2026 22:25

Mis à jour le 22/05/2026 22:57

Temps de lecture : 1min - vidéo : 2min

Comme c’est souvent le cas avec Donald Trump, ce qui se faisait auparavant à bas bruit s’affirme désormais haut et fort. À Cuba, l’administration américaine a-t-elle en tête de faire subir le même sort à Raúl Castro que celui qu’elle a réservé à Nicolás Maduro ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Le porte-avions Nimitz, l'un des fleurons de l'armée américaine, vient d'entrer dans la mer des Caraïbes, à quelques encablures de Cuba, dans un contexte de tension extrême entre les deux pays distants d'à peine 177 kilomètres. Donald Trump va-t-il renverser le régime cubain ? Mercredi 20 mai, les États-Unis inculpent l'ancien président Raúl Castro : celui qui reste la figure tutélaire de la révolution cubaine est accusé d'avoir participé au meurtre de citoyens américains en 1996, des opposants au pouvoir castriste. Une inculpation qui permet surtout de mettre la pression sur Cuba.Au même moment, le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'adresse en espagnol au peuple cubain : "Le président Trump offre une nouvelle relation entre les États-Unis et Cuba. Un nouveau Cuba où vous aurez réellement l'opportunité de choisir qui gouverne votre pays."Pour Donald Trump, en difficulté sur l'Iran, Cuba devient un objectif majeur pour redorer son image avant les élections de mi-mandat prévues en novembre prochain. "D'anciens présidents ont essayé de faire renverser ce régime pendant 50-60 ans. Et oui, il me semble que je suis celui qui va le faire et je serai heureux de le faire", a assuré le président américain dans le Bureau ovale.Le régime castriste paraît, lui, déjà très affaibli. Après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par l'armée américaine, Cuba a perdu plus qu'un allié. Le Venezuela était le fournisseur de pétrole de l'île, soumise depuis à un blocus complet des États-Unis. Les Cubains agonisent, connaissent de graves pénuries de pétrole et d'électricité. À La Havane, malgré toutes ces difficultés, le régime a organisé ce vendredi 22 mai une manifestation devant l'ambassade américaine. Il accuse les États-Unis de préparer une opération militaire. "S'ils s'attaquent à nos camarades à l'intérieur de Cuba, ils se heurteront à une résistance féroce du peuple cubain", a prévenu Carlos Fernández de Cossío, vice-ministre cubain des Affaires étrangères.Les alliés traditionnels du régime cubain, la Chine et la Russie, très éloignés, et surtout peu désireux de rentrer en conflit avec les États-Unis, se contentent pour l'instant d'envoyer de l'aide humanitaire avec l'accord de Washington.