Donald Trump a annoncé mardi sur son réseau Truth Social des discussions avec Cuba, qu’il a qualifié « de pays en faillite », après avoir accru les sanctions contre l’île et menacé d’en « prendre le contrôle » militairement.La Havane « ne va que dans une seule direction : vers le bas ! Cuba demande de l’aide et nous allons parler !!! » a-t-il écrit.Donald Trump avait annoncé début mai un durcissement des sanctions contre Cuba, où un défilé a été organisé à l’occasion du 1er Mai pour « défendre la patrie » et dénoncer les menaces d’agression militaire américaine.Le président américain estime que l’île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, continue de représenter « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis.Il avait aussi réitéré sa menace de « prendre le contrôle » de Cuba, suggérant qu’un porte-avions américain pourrait s’y arrêter « sur le chemin du retour d’Iran ».Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington — qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane — impose à l’île depuis janvier un blocus pétrolier, n’ayant autorisé depuis lors que l’arrivée d’un seul pétrolier russe.Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, avait pour sa part déclaré mi-avril que son pays était « prêt » à faire face à une agression militaire des États-Unis et réaffirmé le caractère « socialiste » de l’État cubain, à l’occasion du 65e anniversaire de la tentative d’invasion de la Baie des Cochons.À la fin de son message, le président américain a écrit mardi : « En attendant, je pars pour la Chine ! ».Le locataire de la Maison-Blanche s’envole mardi des États-Unis pour une visite de deux jours à Pékin avec la guerre au Momaien-Orient en toile de fond et de multiples sujets de friction, dont le commerce et Taïwan, qu’il entend aborder avec son hôte, le président Xi Jinping.