Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, veut réussir là où le gouvernement Legault, selon lui, a échoué : il milite pour une véritable réforme du modèle économique québécois en réduisant les impôts des contribuables et des entreprises, en diminuant la bureaucratie et en exploitant toutes les ressources énergétiques, y compris le gaz de schiste. Il n’exclut pas non plus la relance de centrales nucléaires comme en Ontario.La campagne électorale de l’automne prochain doit porter sur l’autonomie du Québec et non sur le débat entre fédéralistes et souverainistes, a fait valoir M. Duhaime lors d’une rencontre organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) et la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).Le chef conservateur a indiqué récemment qu’il souhaite faire élire au moins 12 députés au scrutin de l’automne, pour devenir un groupe parlementaire reconnu à l’Assemblée nationale — et influencer le gouvernement.Des gens d’affaires ont exprimé leur inquiétude, lors de la rencontre, par rapport au soutien de l’État dans cette période d’incertitude marquée par la guerre tarifaire des États-Unis contre le Canada et par le conflit en Iran, qui a fait exploser le prix du pétrole.Baisser les coûts de productionLe chef conservateur a répété qu’il compte aider les entreprises en diminuant leur fardeau fiscal et réglementaire plutôt qu’en distribuant de l’aide financière. « Si les subventions fonctionnaient, le Québec serait dans le peloton de tête [en matière d’économie] », a-t-il expliqué.L’industrie forestière québécoise, mise à mal par la guerre commerciale déclenchée par nos voisins du Sud, est pénalisée parce que ses coûts de production sont 20 % plus élevés que ceux de l’Ontario, fait valoir Éric Duhaime.Il a appelé à « apprendre des erreurs du passé » et à mettre de côté le « modèle périmé » québécois, qui serait marqué depuis plus d’un demi-siècle par l’interventionnisme de l’État. Ce modèle a mené aux crises des finances publiques, du logement, de la santé et de l’approvisionnement énergétique, selon lui.Le chef conservateur soutient que le Québec « avait les genoux à terre » avant même le déclenchement de la guerre commerciale par le président américain. « Ce n’est pas entièrement la faute de Donald Trump si le Québec est plus affaibli que les autres. C’est parce que notre modèle est moins prêt à faire face à une crise », a affirmé Éric Duhaime en réponse à une question de Pascal Mailhot, vice-président au contenu et à la programmation du CORIM.
Éric Duhaime veut un scrutin sur le thème de l’autonomie du Québec
Il souhaite réussir là où le gouvernement Legault a, selon lui, échoué en transformant le modèle économique québécois.









