Le romancier est au Festival de Cannes où l'adaptation de son ouvrage "Histoire de la nuit" est projeté en compétition officielle.
Publié le 22/05/2026 17:00
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Laurent Mauvigner, à Paris, le jour de la remise de son prix Goncourt pour son ouvrage "La Maison vide" en novembre 2025. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)
L'écrivain a pris vendredi 22 mai la défense des signataires de la tribune anti-Bolloré. "La littérature et le cinéma, contrairement à ce qu'on entend souvent, n'est pas qu'une question de divertissement. L'art est peut-être en partie fait pour divertir mais aussi pour avertir", déclare à l'AFP Laurent Mauvignier, prix Goncourt 2025, à Cannes, où l'adaptation de son livre Histoires de la nuit est en lice pour la Palme d'or.Le monde du cinéma est en ébullition depuis la décision dimanche du patron de Canalde boycotter les professionnels ayant signé une pétition sur "l'emprise de l'extrême droite", imputée à Vincent Bolloré, actionnaire de référence du groupe. "Je regarde ça avec une certaine inquiétude et un peu de consternation. Je trouve que tout ça est quand même extrêmement violent", assure l'auteur de La Maison vide, qui décèle un "point de bascule" et "un durcissement idéologique".Mi-avril, l'annonce de l'éviction du patron de Grasset Olivier Nora, maison d'édition dans le giron de Vincent Bolloré, avait déjà soulevé une tempête dans l'édition et la fronde plus de 200 auteurs. "J'entends parfois dire que c'est juste un petit problème corporatiste alors que ça soulève des questions qui touchent absolument tout le monde", détaille l'écrivain, appelant à "préserver un espace de liberté mais aussi d'une possible ouverture".Selon lui, les affaires Canal+ et Grasset montrent d'ailleurs que l'extrême droite en a bien saisi les enjeux pour "modeler le fameux récit national". "L'extrême droite a une qualité à ce moment-là", ironise-t-il, "c'est que eux savent que la culture c'est dangereux, c'est important".












